Communiqué – 1er tour de l’élection présidentielle

Cette élection présidentielle paraissait imperdable il y a peu pour notre famille politique. Elle a pourtant été perdue dès le 1er tour. Pour la première fois sous la Vème République, le candidat de la droite et du centre n’est pas au second tour.

Le score est faible, très loin de ce que pèsent réellement la droite et le centre dans le pays. Quoi qu’on en pense, François Bayrou est le seul à avoir un impact sur le centre qui l’a massivement suivi pour voter en faveur d’Emmanuel Macron. Pour la première fois aussi, les Français de l’étranger n’ont pas placé en tête le candidat de la droite et du centre.

La campagne de François Fillon a été marquée par de nombreuses turpitudes. Le candidat y a fait face avec courage et détermination. Mais fallait-il se maintenir coûte que coûte ?
Il était possible de gagner cette élection présidentielle, il fallait qu’Alain Juppé prenne le relais. Ceux qui ont empêché cette alternative d’émerger portent une lourde responsabilité. Ils ont fait prévaloir leurs intérêts personnels, leur sectarisme sur l’intérêt général de notre famille politique et de notre « cher et vieux pays ».

Cet échec est aussi celui d’une ligne politique imposée dès 2007. N’avons-nous plus confiance en nos idées pour placer sans cesse celles du Front National au cœur du débat public leur donnant ainsi une légitimité et contribuant à la banalisation d’idées extrémistes ?

La droite a perdu ses repères mais aussi quasiment toutes les élections : combien en avons remporté depuis 2007 ? Flatter les instincts d’une opinion publique légitimement inquiète, est-ce le rôle de l’homme politique ? Surfer sur les peurs ?
Je participerai pour ma part à la reconstruction d’un pôle de droite humaniste qui prône l’ouverture sur le monde et non le repli sur soi.

Au deuxième tour, je voterai pour Emmanuel Macron sans hésitations et sans états d’âmes et j’invite ceux qui me soutiennent à en faire autant !

« Ne composez jamais avec l’extrémisme, le racisme, l’antisémitisme ou le rejet de l’autre. Dans notre histoire, l’extrémisme a déjà failli nous conduire à l’abîme. C’est un poison. Il divise. Il pervertit, il détruit. Tout dans l’âme de la France dit non à l’extrémisme. Le vrai combat de la France, le beau combat de la France, c’est celui de l’unité, c’est celui de la cohésion. Oui, nos valeurs ont un sens ! Oui, la France est riche de sa diversité ! »

Le dernier message de Jacques Chirac aux Français (mars 2007) est plus que jamais d’actualité !