Erwan Davoux lors d’une conférence de presse a présenté son nouveau parti et s’est prêté au jeu des questions-réponses des journalistes, de la grève devant les lycées français, à M’jid Guerrab mis en examen pour violence volontaire avec arme, il nous dit tout.

Pour rappel Erwan Davoux, était le candidat Les Républicains à la 9e circonscription des Français de l’étranger, qui regroupe 16 pays d’Afrique (dont le Maghreb et l’Afrique de l’Ouest). Il n’a pas pu passer le premier tour le 4 juin 2017 avec 13,20% soit 2039 votes, et revient au Maroc aujourd’hui pour présenter son nouveau parti politique le Rassemblement Pour la Neuvième circonscription (RP9).

Selon Davoux, les partis politique traditionnels n’intéressent plus les français de l’étranger et leurs préoccupations sont ailleurs car «aujourd’hui la circonscription se retrouve dans une situation assez particulière». Erwan fait référence à son recours devant le Conseil Constitutionnel après la mise en examen du député Guerrab, élu à la tête de cette circonscription.

Le recours devant le Conseil Constitutionnel pour irrégularité met en valeur deux points. Tout d’abord le détournement d’investiture des candidats Leila Aïchi et M’Jid Guerrab qui se disaient investits par En Marche et le dépassement du budget de campagne à hauteur de 80.000 euros.

Le conseil fera connaître sa décision entre décembre et février, soit il valide l‘élection soit dans le cas contraire, une nouvelle élection se tiendra dans les 2 à 3 mois qui suivent.

Concernant l’affaire Guerrab, il précise que dès l’acte de violence, «la 9e circonscription a été handicapée dans le sens, où dans un premier temps Guerrab a quitté En Marche, il n’a plus siégé à l’Assemblée Nationale, et ne fait dorénavant que de brefs passages pour voter.» Il ajoute même que Guerrab «aurait tout à gagner à remettre son mandat en jeu pour voir s’il a toujours la confiance de ses électeurs».

Lorsqu’on lui demande ce qu’il pense de la grève dans les établissements de l’AEFE, il rappelle les fondements de cette structure qui avait deux objectifs: scolariser les Français installés à l’étranger et accueillir les étrangers qui souhaitent s’imprégner de la culture française. Toutefois, «le système tel qu’il a été construit est en train de s’effondrer, il y a eu d’année en année des coupes dans les budgets, cette année est plus importante avec une baisse de 33 millions d’euros, soit 3% du budget consolidé.»

Pour lui, cette coupe budgétaire est un non-sens, il précise qu »il y a une certaine contradiction avec Macron qui est un fort défenseur d’une France ouverte sur le monde, qui rayonne et je trouve très contradictoire, que dans un même temps, qu’on le sabote, il n’y a pas d’autre mots. » Le système de l’enseignement français à l’étranger c’est 492 établissements qui dépendent de l’AEFE, le Maroc est le fleuron de ce dispositif car il comprend 39 établissements.

Pour lui, la solution est de revoir le fonctionnement de l’AEFE qui a le statut d’un établissement public administratif «assez opaque et dont le système a fait ses preuves mais arrive à bout de souffle».

Il souhaite que la question des lycées à l’étranger soit portée de manière politique par des membres du gouvernement, le Ministère des Affaires Etrangère, le Premier ministre, voire le président pour que l’on sorte de cette impasse.